Je crois qu'il serait bon, lors de l'élection du vice-président du CEVU, de rappeler le mode de renouvellement des responsables de notre université. Le président est élu pour un mandat et un seul non renouvelable. Les vice-présidents des trois conseils sont ausi élus l'un après l'autre, mais sans limitation du nombre de leur mandat. L'équipe de direction est nommée par le président, elle comprend d'autres vice-présidents (non élus), des chargés de mission. Hors équipe, des responsables de services communs sont nommés par le président. Depuis trente ans, époque de la création de nos statuts qui cadrent la vie de notre université, le nombre des responsabilités a crû considérablement bien que les règles de renouvellement des responsables n'aient pas évolué. Je pense qu'il faudrait faire davantage tourner les responsabilités et informer davantage des fins des mandats des responsables. Ceci ferait connaître au moins l'existence de ces fonctions et ouvrirait des débats sur les missions correspondantes, leur pérennité et leur évolution. Lors de ces deux dernières années, le renouvellement des responsables de la plupart des services communs a eu lieu, à peine si le conseil d'administration a été mis au courant de certaines de ces nominations. Pour l'élection du vice-président du CEVU, l'intervention du SGEN a fait bouger les choses. Mais, en faisant suivre cette élection d'un débat de politique générale, les bases de la procédure semblent être davantage du ressort de la recherche d'un blanc-seing pour le président. Je pense que cette forme de fonctionnement n'incite pas à une vie collective démocratique. Nous nous plaignons de la constitution de fiefs, de chasses gardées, qui peuvent entraîner l'opacité de certaines gestions, voire l'incontrôlabilité dans certains cas. Des règles de procédures de renouvellement des responsables, par exemple de type : limitation du nombre de mandats, non cumuls, déclaration de vacances suivie de nomination par le président, après consultation des conseils, permettraient d'assurer la transition des générations, d'éviter les situations de blocages et la prise de ``mauvaises habitudes''. Certains me trouveront peut-être brutale, je voudrais qu'ils comprennent que je mets en cause non pas des personnes mais un système qui peut sembler bureaucratique. Les problèmes de fonctionnement. - les salles : le travail effectué par le service de gestion des salles est considérable, fait avec beaucoup de compétence et de dévouement. Ce service assume le lien entre les personnels, avec un grand souci des aspects pédagogiques, du respect des formations et des enseignants. La dimension du travail réalisé dépasse de loin son cadre technique. Mais il y a nécessité d'évolution réclamée par plusieurs composantes, et promise par le président. Cette évolution est justifiée par le souci de responsabiliser les composantes par rapport aux bâtiments et d'y avoir un contrôle plus facile de l'occupation des salles par rapport à leur réservation. Un travail technique de possibilité de distribution des salles et des amphis a été préparé, il faudrait en discuter la faisabilité avec les composantes et le service des salles. Il me semble qu'il faudrait faire ceci cette année. Cela suppose aussi de mettre en réseau le logiciel des salles ce qui exigera une petite formation pour les secrétariats de composantes. La gestion des charges et potentiels des formations. - nécessité de la modernisation de la gestion des services. Je considère que le niveau central de gestion de nos formations ne dispose pas d'outils lui permettant de connaître et d'analyser les formations. La dotation globale du ministère repose sur un H/E dit ministériel. Pour la préparation des dotations des composantes, le vice-président du CEVU, Henri Dubois, a institué un H/E interne qui hausse plus ou moins ce H/E ministériel suivant une appréciation interne. Ce H/E interne a été adopté il y a deux ans environ en conseil d'administration. Or il n'y a pas de remontée au niveau central des charges réelles et de contrôle de la validité de ce H/E interne si ce n'est par l'accord des directeurs de composantes. Les systèmes de gestion des charges sont un problème dans toutes les universités, ils sont extrêmement variés : quelques universités ont aussi un H/E interne que je trouve plus rationnalisé, d'autres universités ont des systèmes plus centralisés de gestion des services qui seraient inenvisageables chez nous. Ici, les bases d'un logiciel informatique ont été préparées par une commission de l'USTL. Avec ce logiciel, les composantes restent maître de la gestion de leurs services via un fonctionnement en réseau qui donne des garanties de confidentialité des services tout en laissant aux composantes et au SCPC l'initiative de la gestion pédagogique des formations et de leur encadrement. Je souhaite la diffusion du document élaboré par cette commission et écrit par le CRI, pour qu'il soit discuté. Je ne crois pas que l'on puisse gérer au jugé, nous avons besoin d'avoir des données statistiques qui confrontent différentes approches du problème du calcul des charges et des heures complémentaires (H/E ministère, H/E interne, H/E réel). Ce logiciel serait aussi un outil d'analyse pédagogique, de lecture possible au niveau central des charges réelles, points forts, points faibles, rééquilibrages possibles, permettant de rationaliser, de faire des simulations à un niveau local et global, de peser les décharges possibles pour des taches relevant par exemple des nouvelles technologies, d'évaluer le travail de suivi de stages, de projets, mémoires, ATE, etc, de permettre d'avoir des données précises sur les échanges de services entre composantes et sur la liaison formation initiale et continue par exemple. Il y a nécessité d'avoir une politique globale, des critères communs, avec des spécificités clairement assumées. Le problème est l'élaboration et la discussion d' une grille de lecture commune des formations. Ceci passe par l'affirmation d'une volonté politique. Existera-t-elle ?. Penser aussi aux formations à assurer aux personnels qui utilisent ces logiciels (comme Nabuco, Harpège, Rimbaus, etc) sur leurs ordinateurs. Nous sommes dans une université des sciences et des technologies ! Le 1/10/1999 Marie-Thérèse Pourprix